dimanche 19 décembre 2010

Mon intervention au Conseil Municipal du 16/12/2010 sur la gestion de l'eau

(Intervention à 2H01mn de la retransmission)

Mes chers collègues,

Suite à la communication des rapports financiers et d’activité du SEPG (Syndicat des Eaux de la Presqu’Ile de Gennevilliers), j’aimerais vous apporter quelques éclaircissements et quelques éléments de réflexion.
J’ai le privilège de siéger dans ce syndicat au nom de la ville d’Asnières et, je dois dire, qu’à la lumière de ce rapport, quelques interrogations subsistent.
Mon premier ressenti, au vu de ce rapport, c’est « passable », je dirais même plus « peut mieux faire… »
Je pourrai même terminer par un effet de manche en disant que le minimum syndical a été fait par le prestataire (Suez).
Alors, certes, nous avons un service clé en main.
Mais quel service avons-nous ?
Quel service voulons-nous ?
Il ne s’agit pas là d’une délégation de service anecdotique mais une délégation de service qui porte sur un élément aussi essentiel qu’est l’eau !
On a coutume de dire que l’eau, c’est la vie. Et bien, je constate, à regret, que la vie est de plus en plus chère…
Je vais vous narrer une anecdote :
Je m’étais ému, il y a quelques mois, accompagné de délégués d’autres communes membres du SEPG, que l’usine de production d’eau du Mont Valérien, propriété quasi-neuve du SEPG, ne soit qu’à 30% de sa capacité de production. Dès lors, le syndicat devait acheter les 70% restant au réseau privé, que nous soupçonnons d’être plus cher (car nous attendons encore les chiffres du SEPG) et cela nous est présenté comme une sécurisation des réseaux permettant de faire face à un éventuel dysfonctionnement de l’usine du Mont Valérien et même comme un acquis de négociation, ce qui est plus discutable.
Depuis, la production de cette usine est passée à 50% mais cela reste une maigre victoire, en tout cas, insuffisante à mes yeux.
Je passe sur les prestations de renouvellement ou de réfection du réseau d’une qualité parfois incertaine.
Bref, si je vous interpelle à ce sujet, chers collègues, c’est que je pense qu’une réflexion doit se faire d’ici 2015, date de la renégociation de la prestation, au niveau d’une possible intercommunalité sur une éventuelle municipalisation de la gestion de l’eau.
Nous avons, à notre porte, l’exemple, a priori encourageant, de la Ville de Paris qui a municipalisé ce service en début d’année.
Pour donner un autre exemple, plus amusant, un pays qu’on ne saurai taxer de chantre de la collectivisation, je parle là des États-Unis, eh bien, les quelques collectivités américaines qui s’étaient engagées dans le modèle de gestion privée à la française, sont en train de revenir sur leur choix.
Un exemple à suivre ? Pour une fois, en tout cas, que les collectivités américaines nous rendraient service…

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